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et crève 

crève

comme la pute que je suis

24.12.09 19:41, Commenter

Fuck it connards je suis en vie

Attends la nuit qu’il en reste un peu pour nous deux, elle disait tricote moi l’hiver comme un manteau d’ailleurs, mon crâne dans l’étau de glace ne continuera pas a avancer sans moi. Pas sans moi. Elle disait. Parce que Elle.
Elle.
Attend un peu, que la lune s’écrase sur ses amphétamines, qu’il broie et boit tout ce qu’il reste de moi. Elle disait. Elle. Le vent se lève sous son écharpe multicolore qu’elle aura décousue au couleur des saisons.
AH OH AH OH AH OH
Pousse les droit dans le vide du chaos calme. L’immobile pour ne pas tomber. Tête reversée, funambule amorphe tu gobes le réel qui t’émascule, tu crèves de hurler a t’en faire péter la gorge, celle membrane derrière la langue qui t’empêche de dire je t’aime.
La rousse égarée de secours en armoire a pharmacie s’est noyée dans l’éther mouillé qu’elle réservait pour ses grands soirs dans les bars. Elle disait. Elle.
L’écorché est absurde, il ne dit pas son nom. Elle disait. Elle .IL.ELLE.IL manque de souffle quoi que ce soir, il lui reste l’escalier auquel se raccrocher, regarde pas en bas putain pas en bas, putain en bas putain tu vas partir avec. Elle disait.Elle son écorché absurde qui avait fini par se noyer dans son rire, l’hydrothermie des soleils qui se terminent, un peut de sa salive dans l’eau froide qui fige.

Elle disait. Elle.
Ne tremble que pour lui.






















fuck it!

1 Commentaire 19.12.09 21:23, Commenter

Se taire au ciel

Il faudra bien monter là-haut. A la cité des anges aux yeux crevés pour ne pas voir qu’on a mis le doigt dans l’engrenage rouillé de la machine infernale. Que je vais peut-être y laisser la main, le bras et quelques gouttes de sang sur la neige qui dessineront comme un sourire qui dégouline et s’estompe comme le souvenir que j’ai de ta voix, ton rire qui fait fondre le soleil mais que c’est pas grave, c’est pas grave tant qu’il reste des chips dans le wagon et l’espoir de faire tourner ma tête autour de tes reins.
Magie fluo, les incantations primitives, pour en finir avec les microbes de dieu, je ne mettrai pas de majuscules à ton nom parce que tu dis que tu ne me mérites pas, rature ma gueule encore au cutter découpe mon corps à la faim petits bouts de moi partout sur les rails couverts de poudre blanche.

Mon Eurydice, tu sais, la nuit nous a construit des châteaux de crystal et de speedball pour nous étouffer dans son cercueil de sel.

Et s’il faut se taire au ciel pour laisser le démon arracher tes ailes, te faire tomber sur les draps, alors je hurlerai aux enfers la terre en bouche pour qu’on ne m’entende pas vomir sur le calendrier.

19.12.09 21:00, Commenter

Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher....

Je ne suis pas un artiste, je ne suis pas un écrivain, pas un musicien, je ne suis pas un peintre, je n’ai pas de talent. Je crois que je suis un imposteur et qu’un jour on se rendra compte que je ne suis rien qu’un gosse qui n’arrive pas à attraper les étoiles. Je fume trop, je bois trop de café, je bois trop oui, je suis trop gros et je suis trop maigre, je suis rien du tout. La liste de ce que je ne suis pas me coupe les bras, si j’écris encore, si je respire encore ce n’est que pour lui.
Un jour je ne verrais plus et je ferrais sauter ma tête avec des mots dans un gare bondée qui ressemblera a une cathédrale

8.11.09 10:39, Commenter

Heart Attack

Ses mains ne parlent plus
A qui veulent les écouter
Elles se posent
En métamères sur un rocher
S’agrippent et tordent des cheveux des bites des songes
Comme des avions de papier.


Son dos à perdu la vue
Ne le prévient plus des dangers derrière
Quand il porte une besace, il y a sa vie dedans
Et même des secrets que sa bouche ne pourra jamais dire

Ses corps amorphes, aux aiguilles, transpercés
Des métaux liquides lourds comme du sperme qui caressent sa peau
N’a le goût de rien
Depuis qu’il a fermé la meurtrière de son œil, il n’est plus une flèche qui ne le touche en plein cœur

(….)

 

Et il dit tabula rasa

Des tropiques dans un verre d’eau

Des galaxies dans un verre de lait

Ta voix,

 comme l’orage qui fait trembler mes doigts

21.9.09 11:59, Commenter

mes souvenirs essoufflés

Je m’accorche à tes rêves à la dérive pour surnager quelque part dans la gravité qui nos repousse l’un de l’autre, j’enrage et j’engage une lutte à mort contre le temps. Mes passions liquides dans ton regard me transpercent de part en part et ta voix comme un frisson qui semble faire trembler le ciel métronome des saisons qui nous sépare.

Je m’en veux de t’avoir tant voulu près de moi et maintenant, quand le soleil se noie, mes doigts me brulent tellement de t’avoir caressé des heures durant que je rêve de nos arcs en ciels dans de l’eau froide pour y plonger mes souvenirs essoufflés.

4.8.09 12:00, Commenter

voler trop haut nuit a votre santé et celle de votre entourage

voler trop haut nuit a votre santé et celle de votre entourage
Proposé par Anton-42783 le 02/08/2009


And no skin contacts, no killing, to touch each others, all this stuff. It's seems that I had read it somewhere. One million years ago.


X : pour oublier tu dors

Y : pour dormir je me drogue parfois

X : je me drogue pour dormir

Y : j'attends le jour pour enfin fermer les yeux

X : j'ouvre le jour au coeur des yeux

Y : à trop réveiller la nuit elle a fini par ne plus vouloir s'endormir

X : insomniaque - cardiaque

Y : insondable - maniaque

X : toxicomaniaque / à en revenir toujours à / ça

Y : c'est une ronde infernale, un tango de poupées désarticulées qui n'en finit pas

X : des poupées russes passionnées

Y : de celles qui s'emboitent ?

X : une à une , il manque la petite dernière

Y : celle qu'on garde tout à l'intérieur ?

X : celle qui ne sert pas aux autres, mais à

Y : à ? / s'envoler ?

X : à s'envoler

Y : droit vers le ciel ? / où il n'y a rien

X : le vide me donne la chair de poule

Y : tu n'es pas seul

X : je dois m'arrêter

Y : je sais

X : je vais.



1 Commentaire 2.8.09 19:41, Commenter